Glossaire
Les mots de la cardiologie, expliqués
Sortir d'une consultation avec un mot qu'on n'a pas osé faire répéter, c'est banal. Voici ce qu'ils veulent dire, en français courant.
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323 termes
A
- Ablation rythmologique
Intervention par cathéter détruisant le foyer électrique responsable d’une arythmie. Elle guérit souvent définitivement la tachycardie ou la fibrillation ciblée.
- Accident ischémique transitoire
Blocage très bref d’une artère du cerveau qui provoque des symptômes (parole, vue, force) puis disparaît en moins de 24 h. C’est un signal d’alarme : sans traitement, le risque d’AVC durable est élevé dans les jours suivants. Un bilan rapide permet d’en éviter la récidive.
- Accident vasculaire cérébral (AVC)
Arrêt brutal de la circulation sanguine ou saignement dans le cerveau, entraînant une paralysie, des troubles de la parole ou de la vision. Plus vite on appelle le 15/112, plus on limite les séquelles. La prévention repose sur le contrôle de la tension, du diabète et du tabac.
- Accompagnement familial après infarctus
Les proches soutiennent le patient dans les gestes du quotidien, la prise de médicaments et les changements d’habitudes. Leur présence rassure et réduit l’anxiété post-évènement, accélérant la récupération. Des séances d’éducation thérapeutique leur montrent comment réagir en cas de douleur thoracique ou de malaise.
- Accompagnement psychologique après infarctus
Un psychologue ou psychiatre aide à gérer la peur et la dépression fréquentes après un infarctus. Ce suivi améliore le sommeil, l’observance et la qualité de vie. Des techniques comme la thérapie cognitive-comportementale ou la pleine conscience sont souvent proposées.
- Activateur tissulaire du plasminogène (t-PA)
Médicament administré en urgence pour dissoudre le caillot lors d’un infarctus ou d’un AVC ischémique. Il transforme une protéine du sang (plasminogène) en plasmine qui « mange » la fibrine du caillot. Son efficacité dépend d’un délai d’injection très court.
- Activité physique adaptée
Programme d’exercices choisi par le médecin selon l’âge, la capacité d’effort et les maladies associées. Elle renforce le cœur, baisse la tension et améliore la glycémie sans danger. Les séances sont progressives et contrôlées.
- Adhérence thérapeutique
Fidélité du patient à la prise de ses médicaments aux bons horaires et aux bonnes doses. Une bonne adhérence divise par deux le risque de récidive cardiaque. Applications mobiles, piluliers et rendez-vous réguliers facilitent cet engagement.
- Adrénaline
Hormone libérée en cas de stress ou d’effort ; elle accélère le cœur et augmente la pression artérielle. En urgence, elle réanime un cœur arrêté ou traite un choc allergique. Un excès prolongé de stress peut cependant fatiguer le cœur.
- Adventice
Couche externe d’une artère composée de tissu conjonctif et de petits vaisseaux nourriciers. Elle protège le vaisseau et l’ancre aux tissus voisins.
- Age et risque cardiaque
Avec les années, les artères deviennent moins souples, favorisant l’hypertension et les plaques de cholestérol. Après 60 ans, le dépistage régulier (tension, cholestérol) est essentiel. Mode de vie sain et activité physique retardent ce vieillissement vasculaire.
- Agrégation plaquettaire
Processus où les plaquettes se collent pour former le « premier bouchon » d’un caillot. Les anti-agrégants freinent ce mécanisme afin de prévenir infarctus et AVC.
- Alcool et risque cardiaque
Un verre de vin rouge occasionnellement, si autorisé par votre médecin. Boire plus verres par semaine augmente la tension et fragilise le muscle cardiaque. Les « excès de week-end » peuvent déclencher des arythmies. Réduire ou arrêter l’alcool protège le cœur et le foie.
- Alcoolisation septale
Injection d’alcool dans une petite artère du cœur pour réduire l’épaississement anormal du septum. Le passage du sang s’améliore et l’essoufflement diminue. L’hospitalisation est courte et la récupération rapide.
- Aldostérone
Hormone qui pousse le rein à retenir sel et eau, ce qui augmente la tension artérielle. Les anti-aldostérones bloquent cet effet pour traiter hypertension et insuffisance cardiaque.
- Alimentation santé cardiovasculaire
Plat riche en légumes, fruits, céréales complètes, poisson et huile d’olive. Ce modèle diminue le « mauvais » cholestérol et l’inflammation. Il complète l’activité physique pour prévenir l’infarctus.
- Aliments à éviter après un infarctus
Charcuteries, fritures, pâtisseries industrielles et plats très salés alourdissent le cœur et abîment les artères. Les limiter aide à contrôler la tension et le cholestérol. Des alternatives maison, moins grasses et moins salées, sont recommandées.
- Aliments riches en fibres
Légumineuses, légumes, fruits et pain complet captent une partie du cholestérol et régulent la glycémie. Ils augmentent la satiété et protègent la flore intestinale. Viser 25 g de fibres par jour est bénéfique pour le cœur.
- Analyses biologiques
Prélèvements sanguins dosant glucose, cholestérol, troponine, INR, etc. Ils servent à diagnostiquer, suivre un traitement ou dépister un facteur de risque.
- Anastomose
Suture qui relie deux vaisseaux afin de rétablir la circulation, comme lors d’un pontage coronarien. Elle permet au sang de contourner un rétrécissement ou une zone malade. La qualité de la couture assure un flux durable.
- Anastomose chirurgicale
Suture reliant deux vaisseaux ou segments d’organe pour rétablir une circulation normale, par exemple lors d’un pontage coronarien. Garantit un flux sanguin durable.
- Anémie
Manque d’hémoglobine ou de globules rouges qui transporte l’oxygène. Elle cause fatigue, essoufflement et pâleur. Traiter la cause (carence en fer, saignement, maladie chronique) rétablit l’énergie.
- Anévrisme
Partie d’une artère qui se dilate et forme une poche à cause d’une paroi fragilisée. Si elle grossit trop, elle peut se rompre : urgence vitale. Un contrôle régulier par échographie ou scanner décide d’une opération préventive.
- Anévrisme disséquant
Déchirure interne de l’aorte créant deux canaux sanguins ; douleur thoracique fulgurante. C’est une urgence chirurgicale ou endovasculaire vitale.
- Angine de poitrine
Douleur ou oppression dans la poitrine survenant à l’effort ou au stress, témoin d’un manque d’oxygène du cœur. Elle cède en quelques minutes au repos ou sous trinitrine. Son aggravation impose de consulter sans tarder.
- Angiocardiographie
Angiographie centrée sur les cavités du cœur pour analyser volumes et valves. Elle complète l’échographie quand il faut des mesures très précises. Les risques sont les mêmes que pour toute injection de contraste iodé.
- Angiogenèse
Fabrication de nouveaux capillaires pour mieux nourrir un tissu mal irrigué. Dans le cœur, elle améliore parfois l’apport d’oxygène autour d’une artère bouchée. Les chercheurs tentent de la stimuler chez certains patients.
- Angiographie
Radiographie d’un vaisseau rendue visible par un produit de contraste injecté via un cathéter. Elle repère un rétrécissement ou un anévrisme et guide le geste de dilatation si besoin. L’examen se fait sous anesthésie locale et dure moins d’une heure.
- Angiographie numérique
Radiographie des vaisseaux avec contraste iodé captée par détecteurs numériques. Donne des images haute résolution avec dose réduite de rayons.
- Angioplastie
Dilatation d’une artère rétrécie au moyen d’un ballon, souvent suivie de la pose d’un stent. Geste rapide sous anesthésie locale qui rétablit le flux sanguin.
- Angiotensine II
Petite hormone qui resserre les vaisseaux et fait monter la tension. Les médicaments appelés IEC ou ARA-II bloquent sa production ou son action pour traiter hypertension et insuffisance cardiaque.
- Anomalie communication anormale
Passage anormal de sang entre deux cavités du cœur, présent dès la naissance. Ce « trou » fatigue le cœur et peut entraîner un souffle. Selon sa taille, il se ferme spontanément, par cathéter ou par chirurgie.
- Antagoniste
Substance qui occupe un récepteur cellulaire pour neutraliser l’effet naturel (ex. bêtabloquant contre adrénaline). Elle réduit ainsi une réponse excessive (tachycardie, vasoconstriction).
- Antagonistes calciques
Médicaments qui détendent les muscles vasculaires et ralentissent le cœur. Indiqués contre hypertension, angine de poitrine et certaines arythmies.
- Antécédents familiaux cardiaques
Infarctus ou mort subite survenus tôt chez un parent proche. Ce terrain héréditaire double le risque personnel. Une surveillance et une prévention accrues sont recommandées.
- Anti-agrégants plaquettaires
Médicaments qui empêchent les plaquettes de coller entre elles et de former un caillot. Pris chaque jour après la pose d’un stent, ils évitent la récidive d’infarctus. Leur principal risque est le saignement digestif.
- Anti-aldostérones
Diurétiques qui bloquent l’hormone favorisant la rétention d’eau et de sel. Ils soulagent l’insuffisance cardiaque et abaissent la tension. Une prise de sang vérifie régulièrement le potassium.
- Anti-hypertenseurs
Familles de médicaments qui ramènent la tension artérielle sous 140/90 mm Hg. Bien réglée, la tension protège cerveau, reins et cœur. L’efficacité est maximale quand on associe traitement et hygiène de vie.
- Anticoagulants
Médicaments fluidifiant le sang pour éviter la formation ou la migration d’un caillot. Ils préviennent l’AVC en cas de fibrillation auriculaire et protègent les valves mécaniques. Respect strict des doses et suivi biologique limitent le risque d’hémorragie.
- Antidiabétiques cardiosélectifs (SGLT2)
Comprimés qui font éliminer le sucre par les urines tout en protégeant cœur et reins. Réduisent hospitalisations pour insuffisance cardiaque.
- Antiplaquettaires
Autre terme pour anti-agrégants ; ils ciblent spécifiquement les plaquettes. On peut associer deux molécules (double anti-agrégation) après un stent récent.
- Antithrombotiques
Terme chapeau regroupant anti-agrégants, anticoagulants et thrombolytiques. Leur but est de prévenir ou dissoudre un caillot.
- Antivitamines K (AVK)
Comprimés qui bloquent la fabrication de certains facteurs de coagulation. Leurs effets sont contrôlés par la prise de sang INR, cible 2–3 la plupart du temps. Attention aux interactions alimentaires (chou, brocoli) et médicamenteuses.
- Aorte
Plus grosse artère du corps, qui reçoit le sang du ventricule gauche et l’envoie partout. Elle doit rester souple ; l’HTA et le tabac la fragilisent. Son diamètre est surveillé pour dépister un anévrisme.
- Artère pulmonaire
Conduit le sang pauvre en oxygène du cœur droit vers les poumons. Une embolie pulmonaire la bouche partiellement ou totalement ; c’est une urgence.
- Artères
Vaisseaux qui distribuent le sang riche en oxygène aux organes. Elles se rétrécissent avec l’athérome ou se dilatent en cas d’anévrisme. Manger équilibré et bouger entretient leur souplesse.
- Artériographie
Radiographie d’une artère après injection de produit iodé pour repérer une sténose ou une fuite. Elle peut être suivie, dans le même temps, de la pose d’un stent.
- Artérite
Mauvaise circulation dans les jambes due aux artères bouchées, provoquant douleur à la marche (claudication). L’arrêt du tabac et la marche quotidienne sont les traitements de base.
- Arythmie cardiaque
Cœur qui bat trop vite, trop lentement ou de façon irrégulière. Les symptômes vont des palpitations au malaise. Un ECG et parfois un Holter en précisent la cause.
- Athérome
Plaque de cholestérol et d’inflammation qui épaissit la paroi d’une artère. Si elle se fissure, un caillot la bouche d’un coup : c’est l’infarctus. Le contrôle du LDL la stabilise.
- Auscultation
Écoute des bruits du cœur au stéthoscope : « toum-tac », souffles ou frottements. Ce geste simple repère déjà beaucoup d’anomalies.
- Autotensiomètre
Tensiomètre électronique pour mesurer sa tension artérielle à domicile. Deux mesures matin et soir pendant trois jours donnent une moyenne fiable. Les chiffres aident le médecin à ajuster le traitement.
- Autotensiomètre connecté
Tensiomètre électronique mesurant la tension et envoyant automatiquement les valeurs au smartphone ou au dossier médical. Facilite l’ajustement du traitement antihypertenseur.
B
- Bêtabloquants
Médicaments qui ralentissent le cœur et font baisser la tension en bloquant l’effet de l’adrénaline. Ils soulagent l’angine de poitrine, préviennent les récidives d’infarctus et traitent certaines arythmies. Une prise régulière et un suivi de la fréquence cardiaque sont indispensables.
- Bloc de branche
Retard de passage du courant électrique dans une branche de conduction du cœur (droite ou gauche). Il peut être sans conséquence ou révéler une maladie cardiaque sous-jacente ; un ECG permet de le détecter. Le cardiologue décidera s’il faut un simple suivi ou un traitement.
- Bloc sinus-auriculaire
Ralentissement ou interruption de l’influx électrique entre le nœud sinusal et l’oreillette. Peut provoquer malaises ; un pacemaker est parfois nécessaire.
- BPCO et cœur
La bronchopneumopathie chronique (due le plus souvent au tabac) diminue l’oxygène dans le sang et fatigue le cœur droit. Elle augmente le risque d’arythmie et d’insuffisance cardiaque. Arrêter de fumer et suivre le traitement respiratoire protègent aussi le cœur.
- Bradycardie
Rythme cardiaque inférieur à 50 battements par minute au repos. Elle est parfois bien tolérée chez les sportifs, mais peut provoquer fatigue ou vertiges si le débit sanguin devient insuffisant. Un stimulateur (pacemaker) est envisagé quand les symptômes sont gênants.
C
- Cancer et santé cardiovasculaire
Certaines chimiothérapies et radiothérapies peuvent affaiblir le muscle cardiaque ou favoriser les caillots. Un suivi cardiaque (ECG, échographie) est souvent programmé avant, pendant et après le traitement cancéreux. Une activité physique adaptée limite ces effets secondaires.
- Capillaires
Tout petits vaisseaux, plus fins qu’un cheveu, où s’échangent oxygène, nutriments et déchets entre le sang et les tissus. Leur bon fonctionnement dépend d’une tension artérielle et d’un taux de sucre bien contrôlés.
- Cardio-oncologie
Discipline qui surveille et traite les effets cardiaques des chimiothérapies et immunothérapies. Permet de poursuivre le traitement du cancer en toute sécurité cardiovasculaire.
- Cardio-training après infarctus
Séances d’endurance douce (vélo, tapis) encadrées par l’équipe de réadaptation. Elles renforcent le cœur, réduisent le cholestérol et améliorent le moral. Le programme est adapté au test d’effort de chaque patient.
- Cardiométabolique
Terme qui relie cœur et métabolisme : excès de poids, diabète et cholestérol abîment les artères. Contrôler la glycémie, l’IMC et la tension prévient l’infarctus et l’AVC.
- Cardiomyocyte
Cellule musculaire du cœur, responsable des contractions qui poussent le sang. Elle a besoin d’oxygène constant ; si une artère se bouche, elle meurt, d’où l’importance de traiter vite un infarctus.
- Cardiomyopathie
Maladie du muscle cardiaque ; il peut être dilaté, épaissi ou rigide. Les symptômes vont de la fatigue à l’insuffisance cardiaque sévère. Des médicaments, parfois un défibrillateur ou une greffe, améliorent la survie.
- Cardiomyopathie hypertrophique
Épaississement anormal du muscle cardiaque gênant le passage du sang. Cause essoufflement et risque de mort subite ; Traitement médicamenteux, ablation septale ou DAI selon gravité.
- Cardiopathies congénitales
Malformations du cœur présentes dès la naissance (trou, valve étroite, vaisseau manquant). Certaines se corrigent seules ; d’autres exigent chirurgie ou cathétérisme. Un suivi à vie est souvent nécessaire, même après réparation.
- Catécholamines
Famille d’hormones (adrénaline, noradrénaline) qui accélèrent cœur et tension lors d’un stress ou effort. Un excès prolongé fatigue le muscle cardiaque ; c’est pourquoi la gestion du stress est importante.
- Catécholamines endogènes
Adrénaline et noradrénaline libérées lors de stress ; elles accélèrent cœur et tension. Un excès chronique use le système cardiovasculaire.
- Cathéter
Petit tube fin glissé dans une veine ou une artère pour injecter un produit, mesurer la pression ou poser un stent. Le geste se fait sous anesthésie locale et surveillance continue.
- Checklist post-infarctus
Tableau de bord remis au patient : prise des médicaments, activité physique, rendez-vous et signes d’alerte. Il aide à ne rien oublier et à repérer vite toute anomalie.
- Choc électrique
Décharge délivrée sur le thorax ou par un défibrillateur implantable pour remettre le cœur en rythme normal. Plus il est appliqué tôt en cas de fibrillation ventriculaire, plus il sauve de vies.
- Cholestérol
Graisse indispensable aux cellules, transportée par le sang sous forme LDL (mauvais) et HDL (bon). Un LDL élevé forme des plaques dans les artères ; la diète, l’activité et les statines le font baisser.
- Ciclosporine
Immunosuppresseur qui prévient le rejet de greffe mais peut augmenter tension et cholestérol. Nécessite un suivi biologique régulier.
- Circulation collatérale
Petits vaisseaux qui se développent autour d’une artère bouchée pour apporter malgré tout du sang au tissu. L’exercice régulier favorise cette irrigation de secours.
- Circulation extra-corporelle
Appareil cœur-poumon qui prend le relais de la circulation et de l’oxygénation pendant certaines chirurgies cardiaques. Le sang sort, est oxygéné, puis ré-injecté dans le corps, permettant au chirurgien de travailler sur un cœur immobile.
- Clubs Cœur et Santé
Associations locales soutenues par la Fédération Française de Cardiologie. Elles proposent marche, gymnastique douce et ateliers nutrition pour maintenir les progrès après la réadaptation.
- Coagulation
Cascade de protéines plasmatiques formant un caillot de fibrine pour stopper un saignement. Essentielle mais dangereuse si elle bouche une artère.
- Collapsus
Chute brutale de la tension artérielle donnant vertige, sueurs et parfois perte de connaissance. C’est une urgence qui nécessite d’allonger la personne et d’appeler le 15.
- Communication interventriculaire (CIV)
Trou congénital entre les deux ventricules laissant passer le sang. Les petites CIV se ferment parfois seules ; les grandes nécessitent chirurgie.
- Compagnon numérique
Un compagnon numérique est une application mobile qui accompagne les patients dans la gestion quotidienne de leur santé. Il propose un suivi personnalisé, des contenus éducatifs et des rappels adaptés à la situation médicale de chacun. Dans le cas de Noctua Care, il aide les patients atteints de maladies cardiovasculaires et après un infarctus à adopter durablement des habitudes favorables à la santé du cœur.
- Conduction
Chemin que suit l’électricité dans le cœur pour déclencher chaque battement. Si ce réseau se ralentit ou se bloque, le rythme devient trop lent ou irrégulier. Un ECG ou un Holter repère ces anomalies.
- Consultation cardiologique
Rendez-vous avec un cardiologue comprenant un entretien, un examen clinique et souvent un ECG. Elle sert à diagnostiquer, contrôler un traitement ou préparer un examen plus poussé. Apportez la liste de vos médicaments et vos comptes-rendus.
- Coronaires
Artères qui entourent le cœur comme une couronne et lui apportent l’oxygène. Quand elles se bouchent, le muscle cardiaque souffre : c’est l’angine de poitrine ou l’infarctus. Les protéger passe par une bonne hygiène de vie et, si besoin, un traitement.
- Coronarographie
Examen où l’on injecte un produit iodé dans les artères du cœur pour voir s’il existe un rétrécissement. Réalisé sous anesthésie locale, il dure environ 20 minutes. Si une artère est bouchée, un stent peut être posé dans la foulée.
- Coronaropathie
Terme global pour maladie des artères coronaires (angine, infarctus). Causée par l’athérome et les facteurs de risque classiques.
- Crampe myocardique
Expression pédagogique pour décrire la douleur d’angine : le muscle cardiaque « crampe » par manque d’oxygène. Signale une ischémie transitoire.
- Crise cardiaque
L'infarctus du myocarde ou crise cardiaque est causée l’obstruction soudaine d’une artère coronaire, privant une partie du muscle cardiaque d’oxygène. La douleur thoracique dure plus de 20 minutes, parfois accompagnée de sueurs, nausées ou essoufflement ; il faut appeler immédiatement le 15 pour déboucher l’artère (angioplastie en urgence) et limiter les dommages. Un traitement au long cours (aspirine, statine, bêtabloquant, IEC) associé à l’arrêt du tabac, à l’exercice régulier et à une alimentation équilibrée réduit fortement le risque de récidive.
- Cyanose
Teinte bleutée des lèvres ou des doigts due à un sang pauvre en oxygène. Elle peut signaler une malformation cardiaque, une embolie pulmonaire ou une insuffisance cardiaque sévère. Une consultation urgente est nécessaire pour en trouver la cause.
- Cœur artificiel
Pompe mécanique implantée en entier ou en partie pour remplacer un cœur trop faible. Elle maintient la circulation en attendant une greffe ou, dans certains cas, à long terme. Le patient porte une batterie et un contrôleur externes.
- Cœur ouvert
Opération où le chirurgien ouvre les cavités cardiaques pour réparer une valve ou fermer un trou. Pendant l’intervention, une machine cœur-poumon assure la circulation et l’oxygène. La convalescence dure en général une à trois semaines.
- Cœur pulmonaire chronique
Insuffisance du cœur droit provoquée par une maladie pulmonaire longue (BPCO). Entraîne œdèmes, essoufflement et fatigue.
- Cœur-poumon artificiel
Appareil utilisé en bloc opératoire qui remplace temporairement la fonction du cœur et des poumons. Il aspire le sang, l’oxygène, puis le réinjecte, permettant au chirurgien de travailler sur un cœur immobile. Sans lui, certaines chirurgies cardiaques seraient impossibles.
D
- D-dimères
Fragments de fibrine détectés dans le sang quand un caillot se forme puis se détruit. Un taux élevé oriente vers une phlébite ou une embolie pulmonaire. Un examen d’imagerie confirme le diagnostic.
- Débit cardiaque
Quantité de sang pompée par le cœur chaque minute, environ cinq litres au repos chez l’adulte. S’il chute, les organes reçoivent mal l’oxygène, provoquant fatigue et essoufflement. Médicaments ou dispositifs de soutien peuvent l’améliorer.
- Débit sanguin
Volume de sang circulant par minute dans un vaisseau ou un organe. Dépend du débit cardiaque et du calibre artériel.
- Défibrillateur (externe)
Boîtier portable qui analyse le rythme et délivre un choc électrique si nécessaire. Disponible dans les lieux publics, il guide la personne qui le prend en main : ouvrir, poser les électrodes et appuyer sur « choc ». Utilisé vite, il peut sauver une vie.
- Défibrillateur implantable (DAI)
Petit boîtier placé sous la peau qui surveille le cœur en permanence. S’il détecte une arythmie grave, il envoie un choc pour rétablir le rythme normal. Il est indiqué chez certaines insuffisances cardiaques ou après un arrêt cardiaque ressuscité.
- Déni des symptômes
Attitude qui consiste à minimiser ou ignorer des signes d’alerte (douleur thoracique, essoufflement). Ce retard de réaction augmente la gravité des infarctus et des AVC. Reconnaître tôt les symptômes permet d’appeler le 15 et de limiter les dommages.
- Dépression après crise cardiaque
Tristesse durable, perte d’intérêt et fatigue touchant jusqu’à 20 % des patients après un infarctus. Elle nuit à l’observance et freine la réadaptation. Un soutien psychologique et, si besoin, un traitement antidépresseur sont recommandés.
- Diabète et maladie coronarienne
Le sucre élevé dans le sang endommage les artères et accélère la formation de plaques. Les diabétiques ont deux à trois fois plus de risques d’infarctus. Un bon contrôle glycémique et lipidique est donc essentiel.
- Diabète type 2 et cœur
Insulinorésistance qui s’accompagne souvent d’hypertension et de cholestérol élevé. Ce trio favorise l’athérosclérose et l’insuffisance cardiaque. Perdre du poids et être actif réduisent fortement ces risques.
- Diastole
Phase où le cœur se détend et se remplit de sang après chaque battement. Une diastole trop courte (tachycardie) réduit le remplissage et peut entraîner essoufflement. Les bêtabloquants ou la relaxation peuvent améliorer cette phase.
- Digitaline
Médicament ancien qui renforce la contraction du cœur et ralentit certaines arythmies. Utilisé surtout en insuffisance cardiaque ou fibrillation auriculaire quand les autres traitements ne suffisent pas. Une prise de sang régulière évite le surdosage.
- Dissection aortique
Déchirure interne de l’aorte créant un « faux canal » où le sang s’infiltre. Douleur thoracique brutale en « coup de poignard ». C’est une urgence chirurgicale ou endovasculaire.
- Diurétiques
Médicaments qui font éliminer l’eau et le sel par les reins, réduisant tension et œdèmes. Suivi du potassium indispensable.
- Doppler
Examen par ultrasons qui mesure la vitesse et le sens du sang dans les vaisseaux. Il repère un rétrécissement, une fuite ou un caillot sans injection de produit. Rapide et indolore, il guide souvent les décisions de traitement.
- Douleur post-stent coronarien
Gêne ou tiraillement dans la poitrine après la pose d’un stent, généralement passager. Elle disparaît en quelques jours avec un antidouleur léger. Si la douleur s’intensifie ou revient après l’effort, il faut recontacter le cardiologue.
- Dyspnée
Sensation d’essoufflement au repos ou à l’effort. Elle peut révéler une insuffisance cardiaque, une embolie pulmonaire ou une anémie. Décrire son contexte aide le médecin à en trouver la cause.
E
- Echelle de stress perçu
Questionnaire court (10 questions) notant votre ressenti de stress sur le dernier mois. Un score élevé incite à mettre en place des méthodes de relaxation ou un suivi psychologique. Répété régulièrement, il mesure l’efficacité de ces actions.
- Echocardiographie
Ultrasons qui montrent en direct les cavités, les valves et la contraction du cœur. Examen de référence pour diagnostiquer l’insuffisance cardiaque ou une valvulopathie. Sans rayons X et indolore, il dure environ 20 minutes.
- Echogénicité
Capacité d’un tissu à renvoyer les ultrasons lors d’une échographie. Un tissu très échogène apparaît blanc, un liquide apparaît noir. Cette différence aide à distinguer muscle, graisse ou calcification.
- Echographie cardiaque de stress
Écho avant et après effort (ou médicament) pour voir une zone du cœur mal irriguée. Alternative sans rayons au test d’effort classique.
- Echographie transœsophagienne (ETO)
Sonde d’échographie introduite dans l’œsophage, au plus près du cœur, offrant des images très précises. Utilisée pour visualiser les valves, détecter un caillot ou guider certaines interventions. Réalisée sous légère sédation en hôpital de jour.
- Electrocardiogramme
L'Électrocardiogramme ou ECG enregistré l’activité électrique du cœur par des électrodes collées sur la peau. Il détecte une arythmie, une souffrance myocardique ou les effets d’un médicament. Rapide, indolore et disponible en cabinet comme à l’hôpital.
- Embol
Fragment (caillot, graisse, bulle d’air) qui se détache et voyage dans la circulation. S’il bloque une artère, il provoque une embolie pulmonaire, cérébrale ou rénale. Prévenir les embols passe par l’anticoagulation quand elle est indiquée.
- Embolie
Obstruction d’une artère par un embol ; l’exemple le plus courant est l’embolie pulmonaire. Les symptômes (essoufflement, douleur thoracique) nécessitent un appel d’urgence. Un traitement anticoagulant est instauré aussitôt.
- Endartériectomie
Chirurgie qui retire la plaque d’athérome d’une artère bouchée, souvent la carotide. Elle rétablit le flux sanguin et diminue le risque d’AVC. L’hospitalisation est courte et le geste est sous anesthésie générale ou loco-régionale.
- Endocarde
Fine membrane qui tapisse l’intérieur des cavités cardiaques et des valves. Une infection de cette couche (endocardite) peut abîmer les valves et libérer des embols. L’hygiène bucco-dentaire réduit le risque d’endocardite.
- Endocardite
Infection de la paroi interne du cœur ou des valves, souvent liée à des bactéries buccales. Fièvre, souffle cardiaque ; antibiotiques prolongés et parfois chirurgie.
- Endothélium
Couche de cellules qui tapisse la face interne des vaisseaux sanguins. Il produit des substances qui dilatent les artères et empêchent les caillots. Tabac, diabète et cholestérol altèrent son bon fonctionnement.
- Engagement patient
Implication active d’une personne dans ses soins : comprendre, décider et agir. Plus l’engagement est élevé, meilleure est l’observance et plus faible est le risque de récidive. Applications, groupes de soutien et éducation thérapeutique renforcent cet engagement.
- Enzyme de conversion
Protéine transformant angiotensine I en angiotensine II, hormone qui hausse la tension. Les IEC bloquent cette enzyme et abaissent la pression.
- Enzyme de conversion inhibiteurs (IEC)
Médicaments qui bloquent la production d’angiotensine II, substance qui resserre les artères. Ils abaissent la tension et protègent le cœur après un infarctus. Une prise de sang régulière surveille rein et potassium.
- Epreuve d’effort
Test d’effort réalisé en milieu médical pour mesurer capacité cardiaque et tolérance à l’exercice. Surveille ECG, tension et symptômes en temps réel.
- Espérance de vie après infarctus
Nombre d’années qu’un patient peut espérer vivre après son premier infarctus. Elle s’améliore nettement avec l’arrêt du tabac, les médicaments adaptés et la réadaptation cardiaque. Un suivi régulier permet de corriger tôt tout nouveau facteur de risque.
- Examens cardiaques
Tests qui évaluent structure et fonction du cœur : ECG, échocardiographie, test d’effort, scanner, IRM ou coronarographie. Le médecin choisit l’examen en fonction des symptômes et des antécédents. La plupart sont indolores et durent moins d’une heure.
- Extrasystoles
Battements cardiaques supplémentaires ressentis comme un « raté » ou un coup dans la poitrine. Souvent bénignes, elles nécessitent un avis si elles deviennent fréquentes ou associées à des malaises. Parfois, réduire le café ou le stress suffit.
F
- Facteurs de risque cardiovasculaire
Habitudes ou maladies qui augmentent la probabilité d’infarctus ou d’AVC : tabac, hypertension, diabète, cholestérol, surpoids, sédentarité. Plus ces facteurs s’additionnent, plus le risque grimpe. Les corriger diminue fortement les accidents.
- Faisceau de His
Fibre qui conduit l’influx électrique des oreillettes aux ventricules. Son bloc complet nécessite souvent un pacemaker.
- Fatigue après infarctus
Épuisement fréquent les semaines suivant l’hospitalisation, lié à la cicatrisation du muscle cardiaque et au traitement. Le repos, la réadaptation et une nutrition équilibrée accélèrent le retour d’énergie. Cette fatigue diminue normalement en un à trois mois.
- Fibrates
Médicaments qui baissent surtout les triglycérides et, dans certains cas, augmentent légèrement le « bon » cholestérol HDL. Ils complètent ou remplacent les statines quand ces dernières ne suffisent pas ou ne sont pas tolérées. Un suivi des enzymes hépatiques est conseillé.
- Fibrillation auriculaire
Battement irrégulier et rapide des oreillettes qui peut provoquer palpitations et essoufflement. Elle augmente le risque d’AVC ; un anticoagulant est souvent prescrit. Un contrôle de la fréquence ou un traitement pour retrouver un rythme régulier sont discutés.
- Fibrillation ventriculaire
Contractions anarchiques des ventricules entraînant arrêt cardiaque immédiat. Se traite par choc électrique externe ou défibrillateur implantable.
- Fibrine
Protéine qui forme un réseau solide et piège les cellules sanguines, créant ainsi le caillot qui colmate une plaie. Elle est indispensable à l’hémostase normale, mais un excès de fibrine dans une artère peut conduire à un infarctus ou un AVC.
- Fibrinolyse
Processus naturel ou médicamenteux qui détruit la fibrine et réduit le caillot. L’organisme active ce système pour limiter l’obstruction d’un vaisseau, mais on peut l’accélérer avec un traitement thrombolytique.
- Fibrinolytique / Thrombolytique
Médicament administré en urgence pour dissoudre un caillot récent (AVC ischémique, infarctus ST+). Il transforme la fibrine en fragments solubles, rétablissant la circulation. Son efficacité dépend d’une injection très rapide après les premiers symptômes.
- Fibrinolytiques
Médicaments (t-PA, streptokinase) qui dissolvent la fibrine d’un caillot récent. Utilisés en urgence si l’angioplastie n’est pas possible.
- Fibrose myocardique
Remplacement du muscle cardiaque par du tissu fibreux rigide après ischémie ou inflammation. Diminue l’élasticité et favorise insuffisance cardiaque.
- Flutter auriculaire
Rythme rapide mais plus régulier que la fibrillation, avec des battements d’oreillettes autour de 300 par minute. Il peut provoquer palpitations et essoufflement. Une ablation par cathéter ou un traitement médicamenteux permet d’y mettre fin.
- Foramen ovale perméable
Petit trou restant ouvert entre les oreillettes après la naissance chez environ 25 % des adultes. Généralement sans symptôme, il peut laisser passer un caillot vers le cerveau et provoquer un AVC. La fermeture percutanée est discutée si un AVC cryptogénique survient.
- Forces de cisaillement
Tension exercée par le flux sanguin sur l’endothélium. Un flux turbulent favorise l’athérome, un flux laminaire protège la paroi.
- Fraction d’éjection
Pourcentage de sang éjecté par le ventricule à chaque contraction ; normale si ≥ 50 %. Cette mesure clé de l’échographie évalue la force du cœur. Une fraction basse indique une insuffisance cardiaque systolique.
- Fréquence cardiaque
Nombre de battements par minute, en général 60 à 80 au repos pour l’adulte. Elle augmente à l’effort ou au stress et ralentit pendant le sommeil. Un pouls régulier et pas trop élevé témoigne d’une bonne condition cardiovasculaire.
- Fréquence maximale théorique
Valeur approximative calculée par 220 moins l’âge ; sert de repère pour doser l’intensité d’un exercice. En entraînement cardiaque, on conseille de rester sous 70 % de ce maximum sauf avis médical contraire.
G
- Gazométrie sanguine
Prélèvement artériel évaluant l’oxygène, le gaz carbonique et le pH du sang. Utile pour juger la sévérité d’une embolie pulmonaire ou d’une insuffisance respiratoire. L’examen se réalise au niveau du poignet sous anesthésie locale légère.
- Gestion de la colère après infarctus
Apprentissage de techniques (respiration profonde, pause avant d’agir) pour éviter les montées de tension dues à l’irritation. Moins de colère signifie moins de risque de nouveaux pics de stress cardiaque.
- Gestion des émotions après crise cardiaque
Identifier anxiété, peur ou tristesse et adopter des outils simples (écriture, partage, pleine conscience) pour les canaliser. Une bonne régulation émotionnelle améliore le sommeil et la motivation à suivre le traitement.
- Gestion du stress
Ensemble de pratiques (activité physique, relaxation, organisation du temps) qui réduisent la pression mentale quotidienne. Diminuer le stress aide à stabiliser la tension artérielle et le rythme cardiaque.
- Gestion du stress après infarctus
Programme spécifique de réadaptation intégrant respiration, cohérence cardiaque et séances de groupe. Il diminue le risque de récidive et améliore la qualité de vie.
- Gène
Fragment d’ADN qui contient l’information pour fabriquer une protéine. Certains gènes prédisposent à l’hypercholestérolémie ou à l’hypertension, expliquant un risque familial.
- Glucose
Sucre simple qui fournit l’énergie aux cellules ; il circule dans le sang. Trop de glucose (hyperglycémie) abîme les artères et favorise l’athérosclérose.
- Glycémie
Taux de glucose dans le sang, idéalement entre 0,7 et 1,1 g/L à jeun. Un contrôle régulier est indispensable chez le diabétique pour éviter complications cardiaques.
- Graisses saturées et risque cardiaque
Lipides provenant surtout de la charcuterie, beurre et fromage gras qui augmentent le LDL-cholestérol. Les limiter réduit l’athérome et protège les artères.
- Greffe cardiaque
Remplacement d’un cœur défaillant par un cœur de donneur. Améliore fortement la survie mais requiert immunosuppresseurs à vie.
- Groupe de soutien après infarctus
Réunions de patients animées par un professionnel ou un bénévole formé. Partager ses expériences motive à continuer les bons gestes et à briser l’isolement.
H
- HDL (bon cholestérol)
Particules qui ramènent l’excès de cholestérol des artères vers le foie pour être éliminé. Un taux HDL élevé protège contre l’infarctus. L’activité physique et certaines graisses végétales (huile d’olive, noix) l’augmentent.
- Hématies
Globules rouges transportant l’oxygène grâce à l’hémoglobine. Leur nombre reflète la capacité de transport d’oxygène du sang.
- Hématome
Poche de sang sous la peau ou dans un organe après un choc ou une ponction. Se résorbe souvent seul ; surveiller s’il grossit ou devient douloureux.
- Hémoglobine
Pigment des globules rouges qui fixe l’oxygène. Une baisse provoque fatigue, pâleur et essoufflement (anémie).
- Hémorragie
Perte de sang interne ou externe ; peut entraîner un choc. Nécessite arrêt du saignement et parfois transfusion.
- Hémostase
Ensemble des réactions qui arrêtent un saignement : vasoconstriction, agrégation plaquettaire, coagulation. Les antithrombotiques modulent volontairement cette cascade.
- Héparine
Anticoagulant injectable à action rapide, prévient la formation de caillot. Utilisé en prévention de phlébite ou pendant une angioplastie.
- Héparine de bas poids moléculaire
Héparine fractionnée à effet plus stable, injectée sous la peau. Nécessite moins de contrôles sanguins que l’héparine classique.
- Holter ECG
Boîtier léger qui enregistre le rythme du cœur pendant 24 à 48 heures. Il détecte des arythmies passagères invisibles sur un ECG instantané. Le patient peut noter ses symptômes pour les corréler aux tracés.
- Holter implantable
Mini-enregistreur placé sous la peau pour surveiller le rythme cardiaque durant 3 ans. Utile pour malaises inexpliqués.
- Holter tensionnel
Brassard automatique qui mesure la pression artérielle toutes les 20 minutes sur 24 h. Il confirme ou non une hypertension vue au cabinet (« blouse blanche ») et évalue l’efficacité du traitement. Les résultats aident à ajuster la dose de médicaments.
- Hypercholestérolémie familiale
Anomalie génétique qui fait monter très tôt le « mauvais » cholestérol LDL. Sans traitement, l’infarctus peut survenir avant 40 ans. Statines fortes doses et parfois aphérèse LDL sont nécessaires.
- Hyperlipidémie
Excès global de graisses (cholestérol et triglycérides) dans le sang. Elle accélère l’athérosclérose. Diète, activité et médicaments hypolipémiants la corrigent.
- Hyperlipoprotéinémie
Excès de lipoprotéines (LDL, VLDL) dans le sang. Augmente fortement le risque d’athérome ; statines et régime sont indiqués.
- Hyperoxie / hypoxie
Taux d’oxygène sanguin trop élevé (hyperoxie) ou trop bas (hypoxie). L’hypoxie chronique use le cœur ; l’hyperoxie peut ralentir la respiration.
- Hypertension artérielle
https://www.noctua.care/news/quest-ce-quune-tension-arterielle-normale au-dessus de 140/90 mm Hg. Sans traitement, elle use le cœur, les reins et favorise AVC et infarctus. Médicaments, perte de poids et moins de sel la font baisser.
- Hypertriglycéridémie
Taux de triglycérides au-dessus de 1,5 g/L. Elle augmente le risque de pancréatite et de maladie cardiovasculaire. Limiter sucres rapides et alcool, plus fibrates si besoin, ramènent le taux à la normale.
- Hypotension
Chiffres de tension trop bas pouvant donner vertiges ou fatigue. Souvent bénigne chez les jeunes, elle demande une évaluation si elle provoque des malaises répétés. Boire plus d’eau et se lever doucement suffisent souvent à la corriger.
- Hypotension artérielle
Valeurs inférieures à 90/60 mm Hg au repos. Elle peut résulter d’un traitement excessif, d’une déshydratation ou d’un trouble hormonal. Le médecin vérifie médicaments, hydratation et fonction cardiaque.
- Hypotension orthostatique
Chute d’au moins 20 mm Hg de tension systolique en se levant, causant parfois étourdissement. Fréquente chez les personnes âgées ou sous diurétiques. Se lever progressivement et porter des bas de contention aident à la prévenir.
- Hypothyroïdie et cœur
Thyroïde trop lente qui ralentit le pouls, élève le cholestérol et peut provoquer une légère hypertension diastolique. Un traitement par hormones thyroïdiennes rétablit un rythme cardiaque normal et améliore le profil lipidique.
- Hypovolémie
Baisse du volume sanguin, souvent due à déshydratation ou hémorragie. Provoque hypotension, soif et parfois choc. La réhydratation ou la transfusion rétablissent la pression.
I
- Imagerie
Terme regroupant radiographie, échographie, scanner, IRM et scintigraphie. Ces techniques montrent la structure ou le fonctionnement du cœur et des vaisseaux. Le choix dépend de la question clinique et des contre-indications.
- Immunosuppresseurs
Médicaments qui diminuent les défenses immunitaires pour éviter le rejet après une greffe ou traiter une maladie auto-immune. Ils augmentent le risque d’infection et nécessitent une surveillance biologique régulière.
- Index TAVI / remplacement valvulaire percutané
Score évaluant le risque et technique implantant une valve aortique via cathéter, sans chirurgie ouverte. Permet un rétablissement rapide chez les patients fragiles.
- Indice de masse corporelle (IMC)
Poids divisé par la taille au carré ; normal entre 18,5 et 24,9. Au-delà de 25, le risque de diabète et d’hypertension augmente. Un IMC < 18,5 signale parfois une dénutrition à corriger.
- Infarctus du myocarde
Blocage soudain d’une artère du cœur qui prive une partie du muscle d’oxygène ; la douleur dure plus de 20 minutes, parfois associée à sueurs ou nausée. Appeler immédiatement le 15 pour déboucher l’artère (angioplastie) et limiter les séquelles. Un traitement au long cours (aspirine, bêtabloquant, statine) et un changement de mode de vie préviennent la récidive.
- Inhibiteurs
Médicaments qui bloquent une réaction biologique précise, par exemple un récepteur ou une enzyme. En cardiologie, ils abaissent la tension (IEC) ou freinent les arythmies (inhibiteurs calciques).
- Insuffisance cardiaque
Cœur qui ne pompe plus assez pour couvrir les besoins du corps. Symptômes : essoufflement, œdèmes des chevilles, fatigue. Les diurétiques, IEC et bêtabloquants soulagent et prolongent la vie.
- Insuffisance rénale et cœur
Reins mal irrigués ou abîmés qui accumulent sel et eau, augmentant la tension et le travail du cœur. Un suivi néphrologique et un contrôle strict de la pression protègent ces deux organes.
- Insuffisance valvulaire
Valve qui ne se ferme plus correctement, laissant refluer le sang. Souffle à l’auscultation, fatigue et essoufflement ; réparation ou remplacement si sévère.
- Insuline
Hormone du pancréas qui fait entrer le glucose dans les cellules, faisant baisser la glycémie. Les diabétiques de type 1 en ont besoin à vie ; certains diabétiques de type 2 y passent si les comprimés ne suffisent plus.
- Intelligence artificielle en santé
Algorithmes qui analysent de grandes quantités de données médicales pour aider au diagnostic et au suivi. Par exemple, un logiciel peut détecter une anomalie sur un ECG ou prédire un risque d’infarctus. L’IA assiste le médecin ; elle ne remplace pas son jugement.
- International Normalized Ratio (INR)
Valeur tirée d’une prise de sang qui mesure l’effet des anticoagulants oraux de type AVK. Un INR cible entre 2 et 3 protège contre les caillots sans provoquer de saignement excessif. Le dosage est ajusté par le médecin en fonction de ce chiffre.
- Intima
Couche interne d’une artère où débute la plaque d’athérome. Un intima sain est lisse ; le tabac et le LDL cholestérl l’abîment.
- IRM cardiaque
Imagerie par résonance magnétique montrant anatomie, perfusion et cicatrices du cœur sans rayons X. Examen de référence pour cardiomyopathies.
- Ischémie chronique stable
Manque d’oxygène du cœur prévisible à l’effort et stable depuis > 3 mois. Gérée par médicaments, angioplastie ou pontage si symptômes invalidants.
- Ischémie myocardique silencieuse
Diminution de l’oxygène au muscle cardiaque sans douleur ressentie. Elle est souvent découverte à l’ECG d’effort ou à la scintigraphie. Son traitement (statines, revascularisation) prévient l’infarctus.
J
- Journal cardiaque numérique
Application où le patient note tension, rythme, poids et symptômes au quotidien. Les données sont partagées avec le médecin et aident à ajuster le traitement. Un graphique clair montre les progrès.
- Journal de santé numérique
Carnet global regroupant allergies, vaccins, examens et traitements. Accessible sur smartphone ou ordinateur, il évite les oublis lors des consultations. Certains portails permettent même de stocker imageries et comptes-rendus.
L
- LDL (mauvais cholestérol)
Particules qui transportent le cholestérol vers les organes et peuvent le déposer dans les artères. Plus le taux est élevé, plus le risque d’infarctus augmente. Les statines et une alimentation équilibrée le font baisser.
- Leucocytes
Globules blancs qui défendent l’organisme contre les infections. Une augmentation peut signaler une inflammation ou une infection ; une baisse expose aux maladies. Certains traitements anticancéreux diminuent leur nombre, d’où une surveillance régulière.
- Lipide
Terme général pour graisses et substances grasses comme cholestérol et triglycérides. Les lipides sont indispensables à la fabrication des hormones et des membranes cellulaires. Un excès dans le sang favorise néanmoins l’athérome.
- Lipoprotéine (a)
Lipide sanguин génétique très athérogène, peu sensible au régime. Dépistage recommandé en cas d’infarctus précoce dans la famille.
- Lipoprotéines
Vaisseaux microscopiques faits de lipides et de protéines qui transportent les graisses dans le sang. HDL en retire des artères ; LDL y en dépose. L’équilibre entre les deux est crucial pour la santé vasculaire.
- Lipothymie
Malaise bref avec sensation de « tête qui tourne » sans perte de connaissance prolongée. Souvent liée à la fatigue, à la chaleur ou à une baisse transitoire de tension. Se coucher jambes relevées et boire un verre d’eau suffit la plupart du temps.
M
- Maladie bleue
Cardiopathie congénitale provoquant mélange de sang oxygéné et non oxygéné, donnant une peau bleuâtre (cyanose). Souvent corrigée par chirurgie pédiatrique.
- Maladie valvulaire
Terme global couvrant rétrécissement (sténose) et fuite (insuffisance) d’une valve. Génère souffle, fatigue, parfois œdème pulmonaire.
- Maladies inflammatoires chroniques et cœur
Pathologies comme la polyarthrite ou le psoriasis produisent des substances qui enflamment aussi les artères. Elles doublent environ le risque d’infarctus. Un suivi cardiologique régulier est donc conseillé.
- MAPA (tensiomètre ambulatoire)
Appareil qui prend automatiquement la tension jour et nuit pendant 24 h. Il distingue la véritable hypertension d’un stress ponctuel au cabinet. Le médecin base son traitement sur la moyenne des valeurs.
- MAPA connectée
Enregistre tension artérielle sur 24 h et transmet les valeurs par Bluetooth ou 4G. Distinction fiable entre hypertension durable et « blouse blanche ».
- Marche et prévention cardiovasculaire
30 minutes de marche rapide cinq jours par semaine suffisent à baisser la tension artérielle et le « mauvais » cholestérol. Facile à intégrer au quotidien, c’est l’exercice recommandé pour débuter. Des pas quotidiens traçables via un smartphone encouragent la régularité.
- Marqueur biologique
Substance mesurée dans le sang pour évaluer la santé d’un organe ; par exemple la troponine montre une atteinte du cœur. Ils aident à poser un diagnostic ou à suivre l’efficacité d’un traitement. Leur interprétation tient compte du contexte clinique.
- Médicament Générique
Copie strictement équivalente d’un médicament d’origine, vendue sous son nom de molécule. Efficacité et sécurité identiques, mais prix souvent plus bas.
- Microbiote intestinal et cœur
Bactéries intestinales qui produisent des substances influençant l’inflammation artérielle. Un régime riche en fibres favorise un microbiote protecteur.
- Moniteur cardiaque implantable
Synonyme d’Holter implantable ; enregistre les anomalies de rythme rares ou brèves. Alerte le médecin via télétransmission.
- Montres connectées pour le cœur
Objets portés au poignet qui comptent les pas, prennent la fréquence cardiaque et parfois un ECG simplifié. Elles détectent des irrégularités et encouragent l’activité physique. Les données peuvent être partagées avec le professionnel de santé.
- Motivation patient
Énergie et volonté qu’un malade met dans le suivi de son traitement et de son mode de vie. Elle se renforce par des objectifs réalistes, des retours réguliers et un soutien familial. Une bonne motivation améliore durablement les résultats.
- Myocardite
Inflammation du muscle cardiaque, souvent virale. Provoque douleurs, fatigue et arythmies ; repos et traitement anti-inflammatoire nécessaires.
N
- Natation après crise cardiaque
Sport doux où le poids du corps est porté par l’eau, limitant l’impact sur les articulations. La nage améliore l’endurance et la souplesse thoracique. Elle doit commencer après accord du cardiologue, à une allure modérée.
- Noradrénaline
Catécholamine qui augmente tension et rythme ; perfusée comme vasopresseur en réanimation. À fortes doses, peut réduire la perfusion périphérique.
- Notification santé
Message envoyé sur téléphone ou montre pour rappeler un médicament ou une séance d’exercice. Des alertes régulières améliorent l’observance et la régularité de l’activité physique.
- Nutrition post-infarctus
Diète pauvre en sel et en graisses saturées, riche en légumes, fruits et poissons gras. Elle stabilise la tension, le cholestérol et le poids. Un diététicien aide à adapter une alimentation saine.
O
- Obésité abdominale
Excès de graisse autour de la taille, mesuré par un tour de taille > 94 cm chez l’homme ou > 80 cm chez la femme. Ce gras viscéral libère des substances inflammatoires qui favorisent diabète et infarctus. Perdre 5 à 10 % de poids réduit nettement ces risques.
- Obésité, surpoids et cœur
Chaque kilo en trop augmente la tension artérielle, le « mauvais » cholestérol et le travail du cœur. Le surpoids favorise aussi l’apnée du sommeil et l’insuffisance cardiaque. Une perte progressive de poids et 150 min d’activité par semaine améliorent la santé cardiaque.
- Observance digitale
Suivi en temps réel des prises de médicaments via appli ou pilulier connecté. Le système alerte le patient et parfois l’équipe soignante en cas d’oubli. Il améliore la régularité du traitement.
- Oedème aigu du poumon
L’œdème aigu du poumon est une urgence causée le plus souvent par un cœur fatigué, notamment après un infarctus, l’insuffisance cardiaque ou un repas très salé. Le sang ne circule plus correctement et une partie du liquide passe dans les poumons, provoquant un essoufflement soudain, une toux avec mousse rosée et une sensation d’étouffement. Un traitement rapide à l’hôpital est indispensable.
P
- Pacemaker / Stimulateur cardiaque
Petit boîtier implanté sous la clavicule qui envoie une impulsion électrique quand le cœur bat trop lentement. Il permet de supprimer vertiges et syncopes et de retrouver une vie active normale. Les contrôles se font tous les 6 à 12 mois.
- Pacemaker sans sonde
Stimulateur miniaturisé implanté directement dans le ventricule, sans câble. Réduit risque d’infection et de déplacement de sonde.
- Parcours patient digitalisé
Organisation des soins via une plateforme sécurisée où médecins, infirmiers et patient partagent examens et rendez-vous. Elle évite les doublons et accélère la prise de décision. Le patient suit ainsi plus facilement son plan de traitement.
- Paroi artérielle : Média
La média est la couche intermédiaire de la paroi d’une artère. Elle est principalement constituée de muscle lisse et de fibres élastiques, ce qui lui permet de réguler le diamètre de l’artère (vasoconstriction ou vasodilatation) et de supporter la pression du sang. Elle joue un rôle essentiel dans la circulation sanguine et dans le contrôle de la tension artérielle.
- Péricardite
Inflammation de l’enveloppe du cœur ; douleur thoracique soulagée assis, parfois fièvre. Repose sur anti-inflammatoires et repos.
- Plaque d’athérome
Dépôt de cholestérol, cellules inflammatoires et calcium dans la paroi d’une artère. Elle rétrécit le vaisseau et peut se fissurer, formant un caillot. Le contrôle du LDL, l’arrêt du tabac et l’exercice la stabilisent.
- Plaquettes
Petites cellules sanguines essentielles à la coagulation. Leur nombre et fonction sont mesurés avant chirurgie ou sous anti-agrégants.
- Polyarthrite rhumatoïde et risque cardiaque
Maladie inflammatoire des articulations qui augmente de 50 % le risque d’infarctus. L’inflammation chronique accélère la formation de plaques dans les artères. Traiter tôt la polyarthrite et surveiller les facteurs de risque limite ce danger.
- Pontage aorto-coronarien
Chirurgie reliant l’aorte à la coronaire après la zone bouchée, à l’aide d’une veine ou artère prélèvement. Rétablit l’irrigation du cœur.
- Prévention cardiaque
Ensemble d’actions pour éviter la première (ou une nouvelle) maladie du cœur : arrêter le tabac, bouger 150 min/semaine, manger équilibré, contrôler tension artérielle, diabète et cholestérol. Les bilans réguliers détectent tôt les facteurs de risque. Suivre ces mesures fait chuter d’au moins 50 % les infarctus évitables.
- Programme sportif post-infarctus
Plan d’exercices adptée validé par le cardiologue : échauffement, 20-30 min d’endurance et étirements. Il renforce le cœur, améliore l’humeur et diminue le risque de récidive. Les séances sont adaptées au test d’effort de départ.
- Protamine
Antidote IV neutralisant immédiatement l’effet de l’héparine en cas de saignement. Dose basée sur la quantité d’héparine reçue.
- Protéine C-réactive (CRP)
Marqueur sanguin de l’inflammation : plus elle est élevée, plus l’inflammation vasculaire est importante. Une CRP élevée prédit un risque cardiovasculaire accru. Perdre du poids, arrêter de fumer et traiter le cholestérol la font baisser.
Q
- QT long
Intervalle électrique prolongé sur l’ECG prédisposant à torsades de pointes et mort subite. Surveiller médicaments et électrolytes.
R
- Rappels de prise de médicaments
Alertes envoyées par appli, SMS ou boîtier lumineux pour ne pas oublier un traitement. Ils améliorent l’adhérence et réduisent les hospitalisations évitables. Les horaires peuvent être personnalisés suivant la routine du patient.
- Renforcement musculaire post-infarctus
Exercices doux avec bandes élastiques ou petits haltères pour tonifier bras et jambes. Deux séances par semaine suffisent à améliorer la force sans surcharger le cœur. On évite de bloquer la respiration lors des efforts.
- Reprise progressive de l’activité physique
Montée en charge par paliers : commencer par 10 min de marche, ajouter 5 min chaque semaine jusqu’à 30 min quotidiennes. Cette méthode limite la fatigue et le risque de blessure. Le cardiofréquencemètre aide à rester dans la zone d’effort recommandée.
- Resynchronisation cardiaque (CRT)
Stimulateur spécial envoyant un signal coordonné dans les deux ventricules lorsqu’ils ne battent pas en même temps. Il améliore le débit cardiaque et réduit les symptômes d’insuffisance cardiaque sévère. Les bénéfices se mesurent après 3 à 6 mois.
- Retour au travail après infarctus
Retour possible 6 à 12 semaines après l’évènement, selon la sévérité et la nature du poste. Une visite de reprise avec le médecin du travail adapte les horaires et les tâches. Un temps partiel thérapeutique facilite la transition.
- Retour à la vie normale
Reprise des activités quotidiennes (courses, loisirs, sorties) après validation médicale. Le patient avance étape par étape : d’abord la marche, puis le sport léger et enfin les trajets plus longs. Écouter son corps et respecter les pauses garantit un retour durable.
- Réadaptation cardiaque
Programme supervisé de 3 mois en général, débuté après un infarctus, une chirurgie ou une angioplastie. Il combine exercices surveillés, éducation nutritionnelle et soutien psychologique pour retrouver confiance et capacité d’effort. Participer réduit de 20-30 % le risque de nouveau problème cardiaque.
- Récepteur bêta-adrénergique
Protéine sur cœur et artères activée par adrénaline ; bloquée par bêtabloquants pour diminuer fréquence et tension.
- Régime anti-cholestérol
Alimentation pauvre en graisses saturées (beurre, charcuterie) et riche en fibres, légumes, poissons gras et huile d’olive. Elle fait baisser le LDL et parfois monter le HDL. Couplée aux statines, elle réduit le nombre de plaques.
- Régime DASH
Diète axée sur fruits, légumes, produits laitiers écrémés et peu de sel, conçue pour faire baisser la tension artérielle. Elle apporte beaucoup de potassium, calcium et magnésium, minéraux protecteurs. Les résultats apparaissent en deux à quatre semaines.
- Régime méditerranéen
Cuisine traditionnelle des pays du sud de l’Europe : huile d’olive, poissons, légumes, légumineuses, noix, peu de viande rouge. Il réduit l’inflammation et le risque d’infarctus de près de 30 %. Facile à suivre grâce à des recettes variées et savoureuses.
- Régime pauvre en sel
Objectif : moins de 6 g de sel par jour (une cuillère à café). Il aide à contrôler la tension et l’œdème chez l’insuffisant cardiaque. Lire les étiquettes et cuisiner maison sont les meilleurs atouts pour y parvenir.
- Réserve coronaire
Capacité des artères coronaires à augmenter leur débit face à l’effort. Une réserve basse traduit un risque d’ischémie.
- Risque de rechute d’infarctus
Probabilité d’avoir un nouvel infarctus après le premier événement. Elle baisse fortement en suivant le traitement, en arrêtant le tabac et en faisant de l’exercice. Des contrôles réguliers détectent tôt tout signe de récidive.
- Risque d’AVC
Probabilité d’avoir un accident vasculaire cérébral dans les années à venir. Elle augmente avec l’hypertension, l’âge, le tabac, la fibrillation auriculaire et le diabète. Corriger ces facteurs et prendre ses traitements réduit cette probabilité.
S
- Santé connectée
Ensemble d’objets, d’applications et de plateformes qui collectent et partagent vos données de santé en temps réel. Elles facilitent le suivi des constantes et la communication avec les soignants. Plus de réactivité, moins de déplacements inutiles.
- Santé connectée après infarctus
Après un infarctus du myocarde, la santé connectée regroupe tous les outils numériques (applications, objets connectés, télésuivi) qui accompagnent le patient dans sa récupération et sa prévention des récidives. Elle permet un suivi plus régulier, plus personnalisé et plus rassurant, en complément du parcours médical classique.
- Saturation en oxygène (SpO₂)
Pourcentage d’hémoglobine chargée en oxygène mesuré au doigt. Doit rester ≥ 95 % chez le sujet sain au repos.
- Scanner coronaire
Le scanner coronaire (ou coroscanner) est un examen d’imagerie qui utilise les rayons X pour visualiser les artères coronaires, c’est-à-dire les vaisseaux qui alimentent le cœur en sang. Il permet de détecter la présence de plaques de cholestérol (athérome), de mesurer le calcium coronarien ou de rechercher un rétrécissement (sténose) responsable d’angine de poitrine ou d’infarctus.
- Scintigraphie
Imagerie fonctionnelle où l’on injecte un traceur faiblement radioactif capté par l’organe étudié. La caméra détecte la distribution du produit, révélant zones mal irriguées ou tumœurs. L’exposition est faible et contrôlée.
- Scintigraphie myocardique
Variante d'imagerie fonctionnelle dédiée au cœur ; elle montre quelles parties du muscle reçoivent moins de sang à l’effort ou au repos. Elle évalue la sévérité d’une angine ou l’efficacité d’un pontage. Le patient marche sur tapis ou reçoit un médicament qui accélère le cœur.
- Score calcique coronaire
Mesure issue du scanner coronaire indiquant la quantité de calcium dans les artères du cœur. Un score élevé signale une athérosclérose avancée et nécessite un traitement plus agressif. Cet examen ne demande ni injection ni effort.
- Score CHA₂DS₂-VASc
Outil qui évalue le risque d’AVC chez les patients en fibrillation auriculaire pour décider d’un anticoagulant.
- Score de Framingham
Calcul qui estime votre risque de faire un infarctus à 10 ans en tenant compte de l’âge, du sexe, de la tension, du cholestérol, du tabac et du diabète. Il guide la décision de prescrire ou non un traitement préventif.
- Score TIMI
Indice pronostique chez les patients en syndrome coronarien aigu, estimant risque de décès ou nouvel infarctus.
- Septum
Cloison qui sépare le côté droit et gauche du cœur. Un trou (communication) peut laisser passer le sang d’un côté à l’autre et fatiguer le cœur. Une fermeture percutanée ou chirurgicale corrige ce défaut si besoin.
- Sédentarité
Temps passé assis ou allongé hors sommeil, supérieur à 8 heures par jour. Elle favorise prise de poids, diabète et hypertension. Se lever et marcher 5 min toutes les heures réduit ces effets.
- Signes atypiques de l’infarctus
Fatigue extrême, nausées, douleur au dos ou à la mâchoire, surtout chez la femme, le diabétique ou le sujet âgé. Ils retardent parfois l’appel au 15. Mieux les connaître sauve des vies.
- Soutien psychologique infarctus
Entretiens avec un professionnel pour gérer peur, tristesse et stress après l’événement. Il améliore le sommeil, la motivation à bouger et l’observance médicamenteuse. Des séances de groupe ou en ligne existent aussi.
- Spasme coronaire
Contraction brusque d’une artère du cœur qui réduit soudain le flux sanguin. Provoque une douleur ressemblant à l’angine, souvent la nuit ou au réveil. Les dérivés nitrés et les inhibiteurs calciques préviennent ces crises.
- Sport après infarctus
Activité physique régulière et contrôlée, débutée après test d’effort. Marche rapide, vélo ou natation sont privilégiés. Elle diminue le cholestérol et renforce la confiance en soi.
- Sport et risque de récidive
Un entraînement progressif et encadré réduit les récidives, tandis qu’un effort intense non préparé peut les déclencher. L’objectif est 150 min d’endurance modérée par semaine. Le cardiologue fixe la zone de fréquence cardiaque à ne pas dépasser.
- Stent
Petit tube grillagé maintenu dans l’artère après angioplastie pour l’empêcher de se re-fermer. Enduit d’un médicament anti-restenose dans les modèles récents.
- Sténose
Rétrécissement d’une valve ou artère gênant le flux sanguin. Peut nécessiter dilatation, stent ou remplacement valvulaire.
- Stimulateur cardiaque double chambre
Pacemaker avec deux sondes (oreillette + ventricule) reproduisant un rythme naturel. Améliore synchronisation et tolérance à l’effort.
- Sucre et santé cardiaque
Une consommation excessive de sucre a un impact direct sur la santé cardiovasculaire, même chez les personnes non diabétiques. Le sucre ajouté, présent dans les boissons sucrées, les pâtisseries ou les plats préparés, favorise l’hypertension, l’obésité, l’inflammation chronique et les troubles du cholestérol, ce qui augmente le risque d’infarctus.
- Suivi automatisé des symptômes
Système d’appli qui vous demande chaque jour douleur, essoufflement, poids et tension. Si une valeur sort des limites, un message d’alerte est envoyé au médecin ou au patient. Il permet de réagir avant l’hospitalisation.
- Suivi digital crise cardiaque
Après une crise cardiaque, le suivi digital permet de rester connecté à son équipe soignante, de mieux comprendre son état de santé et de prévenir les récidives. Grâce aux applications, objets connectés et plateformes de télésuivi, les patients sont accompagnés au quotidien dans leur rétablissement.
- Suivi médicamenteux post-infarctus
Vérification régulière de la tolérance (prise de sang) et de l’efficacité des traitements médicamenteux (tension, cholestérol). Des adaptations de dose sont faites en consultation ou à distance. Ce suivi diminue le risque de second infarctus.
- Suivi tensionnel
Mesure fréquente de la tension artérielle à domicile ou au cabinet pour ajuster les médicaments. Les valeurs cibles sont < 135/85 mm Hg en automesure. Noter les chiffres dans un carnet ou une appli facilite l’analyse.
- Suppléments alimentaires pour le cœur
Compléments comme les oméga-3, la coenzyme Q10 ou les phytostérols visant à soutenir la santé cardiaque. Ils ne remplacent pas les traitements prescrits mais peuvent aider à baisser légèrement les triglycérides ou la fatigue. Toujours demander l’avis du médecin avant de les prendre.
- Syndrome coronarien aigu
Le syndrome coronarien aigu désigne un ensemble de situations graves où l’apport de sang au muscle cardiaque est brusquement réduit ou bloqué, en raison d’un problème dans les artères coronaires. C’est une urgence médicale qui peut entraîner un infarctus du myocarde si elle n’est pas prise en charge rapidement. Les symptômes typiques sont une douleur ou une sensation d’oppression dans la poitrine, souvent derrière le sternum, pouvant irradier vers le bras, la mâchoire, le cou ou le dos. D’autres signes fréquents incluent un essoufflement, une fatigue intense, des sueurs froides, des nausées et une sensation d’angoisse ou de danger imminent. Chez certaines personnes, notamment les femmes ou les diabétiques, les symptômes peuvent être plus discrets. Appel immédiat au 15 indispensable.
- Syndrome métabolique
Le syndrome métabolique est un trouble lié à un ensemble de facteurs qui augmentent le risque de maladies cardiovasculaires et de diabète. Il est diagnostiqué lorsque plusieurs anomalies sont présentes en même temps, comme un tour de taille élevé, une glycémie trop haute, de l’hypertension, un excès de triglycérides et un faible taux de bon cholestérol. Ce syndrome favorise l’inflammation et accélère l’endommagement des artères. Il est souvent lié à une alimentation déséquilibrée, à la sédentarité et au surpoids. Une hygiène de vie adaptée permet d’en inverser l’évolution et de protéger la santé du cœur.
- Système rénine-angiotensine-aldostérone
Chaîne hormonale régulant tension et volume sanguin. Ciblée par IEC, ARA-II et anti-aldostérones.
- Systole
Phase de contraction ventriculaire qui éjecte le sang vers l’aorte et l’artère pulmonaire. Correspond à la tension la plus élevée au tensiomètre.
T
- Tabagisme chronique
Consommation régulière de tabac, principale cause évitable d’infarctus, d’AVC et d’artérite. Fumer rétrécit les artères, augmente la pression et rend le sang plus coagulable. L’arrêt complet réduit le risque dès les premières semaines.
- Tachycardie de stress
Accélération bénigne du rythme cardiaque liée à l’anxiété ou l’émotion. Se calme avec respiration lente ou bêtabloquant léger.
- Tachycardie supraventriculaire
Rythme rapide (> 150 bpm) qui démarre dans les oreillettes ou le nœud AV. Elle provoque palpitations, parfois vertige, mais se traite souvent par manœuvres vagales, médicaments ou ablation.
- Tachycardie ventriculaire
Rythme très rapide prenant naissance dans les ventricules, dangereux car il peut évoluer vers une fibrillation. Symptômes possibles : malaise, syncope, douleur thoracique. Un défibrillateur implantable ou des médicaments l’empêchent de récidiver.
- Taux de prothrombine
Mesure biologique inverse de l’INR pour surveiller les AVK. Un taux trop bas expose au saignement, trop haut au risque de caillot.
- Techniques de relaxation cardiaque
Méthodes comme la respiration profonde, la cohérence cardiaque ou la méditation guidée. Elles abaissent doucement la tension et la fréquence cardiaque. Dix minutes deux fois par jour suffisent déjà à réduire le stress.
- Temps de récupération cardiaque
Le temps de récupération cardiaque après un infarctus varie selon la gravité de l’événement, l’état de santé général et la qualité du suivi médical. En général, la reprise progressive d’une vie normale commence entre 4 et 12 semaines après la sortie de l’hôpital, avec un accompagnement médical adapté.Cependant, on n’est pas “guéri” au bout de 3 mois : la santé à long terme dépend fortement de la prévention secondaire, c’est-à-dire du respect durable des traitements, de l’activité physique, de l’alimentation équilibrée et de l’arrêt du tabac. Le cœur reste fragile, et la vigilance doit se maintenir toute la vie.
- Tension artérielle
Force exercée par le sang sur la paroi des artères, exprimée en mm Hg (systolique/diastolique). Une bonne tension est inférieure à 140/90 au cabinet, 135/85 à domicile. Elle se contrôle avec moins de sel, de l’exercice et des médicaments si besoin.
- Tension artérielle moyenne
Valeur moyenne qui perfuse les organes, calculée ≈ (TAS + 2 × TAD)/3. Cible ≥ 65 mm Hg en réanimation pour assurer une bonne perfusion.
- Test d’effort cardiaque
Examen sur tapis roulant ou vélo avec ECG continu tandis que la charge augmente. Il révèle une mauvaise irrigation du cœur ou évalue la capacité physique. Arrêt immédiat en cas de douleur anormale ou de chute de tension.
- Test d’effort maximal
Le test d’effort maximal est un examen réalisé sous surveillance médicale pour évaluer le fonctionnement du cœur pendant un effort physique intense. Il permet de détecter d’éventuelles anomalies cardiaques, de mesurer la capacité d’endurance et d’adapter le suivi ou la réadaptation cardiaque.
- Téléconsultation après infarctus
Visio-rendez-vous avec le cardiologue pour adapter les médicaments, répondre aux questions et surveiller la réadaptation. Elle évite un déplacement fatigant et détecte tôt les problèmes. Les ordonnances sont envoyées par mail ou appli sécurisée.
- Téléconsultation cardiologique
Consultation vidéo utilisée pour un suivi régulier, un second avis ou la lecture d’examens à distance. Le matériel minimal : smartphone ou ordinateur équipé d’une caméra et d’une connexion stable. Elle complète, sans remplacer, les visites physiques.
- Télésuivi médical
Le télésuivi médical permet à une équipe soignante de surveiller l’état de santé d’un patient à distance, grâce à des outils numériques. Après un infarctus, il facilite le suivi des constantes (pression artérielle, fréquence cardiaque, poids) et des symptômes depuis chez soi, sans devoir se déplacer à chaque contrôle.Il renforce la sécurité, améliore l’observance du traitement et permet de réagir rapidement en cas d’alerte. Le patient reste en lien régulier avec son médecin ou son infirmier, ce qui favorise la confiance et l’autonomie. Le télésuivi est aujourd’hui une composante essentielle du parcours de soins en cardiologie.
- Thérapie cognitive-comportementale (TCC) après infarctus
Après un infarctus, il est fréquent de ressentir de l’anxiété, de la dépression, de la peur de la récidive ou une perte de confiance en soi. La thérapie cognitive-comportementale (TCC) aide les patients à reprendre le contrôle de leurs pensées et émotions, à réduire le stress et à retrouver un équilibre de vie. La TCC repose sur des séances structurées avec un psychologue ou un psychiatre. Le patient apprend à identifier ses pensées négatives ou irréalistes, à les remplacer par des pensées plus justes, et à mettre en place des comportements positifs pour surmonter ses peurs, reprendre une activité physique ou retrouver un rythme de vie serein.
- Thrombose
Formation d’un caillot à l’intérieur d’un vaisseau. Peut provoquer infarctus, AVC ou phlébite selon la localisation.
- Thrombus
Masse de sang coagulée formant le caillot ; peut rester collée ou se détacher (embolie).
- Tomographie (CT, PET-CT)
La tomographie est une technique d’imagerie médicale qui permet d’obtenir des coupes très détaillées de l’intérieur du corps, utilisées pour diagnostiquer de nombreuses maladies, y compris cardiovasculaires. Il en existe plusieurs types, dont les plus courants sont le scanner (CT) et la tomographie par émission de positons couplée à un scanner (PET-CT). Le CT (scanner) permet de visualiser en détail la structure du cœur et des artères, notamment pour détecter des plaques, des calcifications ou un rétrécissement coronarien. Le PET-CT combine des images anatomiques et fonctionnelles pour analyser la vitalité du muscle cardiaque, détecter les zones endommagées et guider les décisions avant une intervention.
- Traitements cardiaques
Regroupe médicaments (statines, bêtabloquants, IEC), gestes interventionnels (stent, valve percutanée) et chirurgie (pontage, remplacement valvulaire). Le choix dépend du diagnostic, de la gravité et des facteurs de risque. Un suivi régulier permet d’ajuster la thérapie et de limiter les effets secondaires.
- Triglycéride
Les triglycérides sont un type de graisse présente dans le sang, issue principalement de l’alimentation (sucres et graisses). Ils servent de réserve d’énergie pour le corps, mais en excès, ils peuvent favoriser les maladies cardiovasculaires. Un taux trop élevé est souvent associé à d'autres facteurs de risque comme le surpoids, le diabète, l’hypertension ou un cholestérol déséquilibré. Il contribue à l’épaississement des artères et augmente le risque d’infarctus ou d’AVC.
- Trinitrine (nitroglycérine)
Spray ou comprimé fondant sous la langue qui dilate rapidement les artères du cœur et soulage la douleur d’angine. Si la douleur persiste après deux prises à 5 minutes d’intervalle, appelez le 15.
- Troponine
La troponine est une protéine présente dans les cellules du muscle cardiaque. En cas de lésion du cœur, comme lors d’un infarctus du myocarde, elle est libérée dans le sang. Son dosage permet donc de détecter rapidement un dommage cardiaque.
- Troponine ultrasensible
Dosage sanguin détectant des lésions cardiaques très petites. Un résultat élevé confirme un infarctus même minime.
- Trouble du rythme
Un trouble du rythme cardiaque est un dérèglement de la fréquence ou de la régularité des battements du cœur. Il peut se manifester par des palpitations, des étourdissements, une fatigue soudaine ou des malaises. Certaines arythmies sont bénignes, mais d’autres peuvent être graves, notamment si elles augmentent le risque d’AVC ou d’arrêt cardiaque. Le diagnostic repose sur un électrocardiogramme, et les traitements vont des médicaments à la pose d’un pacemaker ou à l’ablation. Une prise en charge adaptée permet de stabiliser le rythme et de prévenir les complications.
- Troubles du sommeil après infarctus
Après un infarctus, de nombreuses personnes souffrent d’insomnie ou de réveils nocturnes, souvent liés à l’anxiété, aux douleurs ou aux effets des bêtabloquants. Un environnement calme, des techniques de relaxation et un horaire de coucher régulier peuvent aider à retrouver un sommeil de meilleure qualité. Bien dormir est essentiel pour soutenir la récupération et réduire le stress sur le cœur. Si la fatigue persiste malgré ces efforts, il est important d’en parler au médecin afin d’adapter la prise en charge.
U
- Unité de courte durée cardiologique
Service d’observation < 24 h pour douleurs thoraciques, malaise ou palpitations ; permet décision rapide d’hospitaliser ou de rentrer à domicile.
- Unité de soins intensifs cardiologiques (USIC)
Service hospitalier dédié aux urgences cardiaques : infarctus, arythmies graves, choc cardiogénique. Les patients y sont connectés 24 h/24 à des moniteurs de rythme et de tension, avec une équipe disponible en permanence.
V
- Valvuloplastie percutanée
La valvuloplastie percutanée est une procédure médicale qui consiste à élargir une valve cardiaque rétrécie (souvent la valve mitrale ou aortique) à l’aide d’un ballon introduit par un cathéter, généralement via l’artère fémorale. Elle est pratiquée sans ouverture du thorax, d’où le terme percutanée.Cette intervention est souvent proposée aux patients fragiles ou âgés, lorsque la chirurgie à cœur ouvert présente trop de risques. Elle permet de soulager les symptômes comme l’essoufflement ou la fatigue, d’améliorer la qualité de vie et parfois de retarder une opération plus invasive. Le geste est rapide, avec une récupération généralement plus courte qu’après une chirurgie classique.
- Variabilité de la fréquence cardiaque
Écart irrégulier entre battements, signe d’un bon contrôle nerveux du cœur. Une VFC basse est associée à un risque cardiovasculaire plus élevé.
- Varices
Veines superficielles dilatées et tortueuses des jambes avec reflux valvulaire. Provoquent lourdeur et risque de phlébite ; bas de contention ou traitement endoveineux possibles.
- Vasoconstricteur
Substance (adrénaline, froid) qui resserre les vaisseaux et fait monter la pression artérielle. Utile pour relever une tension trop basse, mais à surveiller car elle augmente aussi le travail du cœur.
- Vasodilatateur
Médicament (dérivés nitrés, inhibiteurs calciques) ou phénomène (chaleur) qui élargit les artères, abaissant la tension et soulageant l’angine. Il peut provoquer un léger mal de tête ou des rougeurs au visage.
- Vasopresseur
Un vasodilatateur est un médicament qui agit en relâchant les parois des vaisseaux sanguins, ce qui permet de les élargir. Cette dilatation améliore la circulation du sang, réduit la pression artérielle et diminue le travail du cœur.Les vasodilatateurs sont souvent utilisés en cas d’hypertension, d’insuffisance cardiaque ou d’angine de poitrine. Ils peuvent être administrés par voie orale, injectable ou sublinguale, selon l’urgence et le contexte médical.
- Veine cave
La veine cave est un gros vaisseau sanguin chargé de ramener le sang pauvre en oxygène vers le cœur, plus précisément vers l’oreillette droite. Il en existe deux. 1. La veine cave supérieure, qui draine le sang venant de la tête, du cou et des bras. 2. La veine cave inférieure, qui transporte le sang provenant du bas du corps. Ces veines jouent un rôle essentiel dans la circulation sanguine, en permettant au sang de repartir vers les poumons pour y être réoxygéné.
- Veines
Les veines sont des vaisseaux sanguins qui ramènent le sang appauvri en oxygène vers le cœur. Contrairement aux artères, qui transportent le sang du cœur vers les organes, les veines assurent le retour du sang pour qu’il puisse être réoxygéné dans les poumons.Elles possèdent souvent des valvules qui empêchent le sang de refluer, surtout dans les jambes. Certaines veines, comme les veines profondes ou les veines caves, ont un rôle vital dans la circulation générale. D’autres, plus superficielles, peuvent être sujettes à des troubles comme les varices.
- Ventilation non invasive
Assistance respiratoire par masque délivrant air sous pression sans intubation. Utile pour œdème pulmonaire ou exacerbation de Bronchopneumopathie Chronique Obstructive.
- Ventricule
Cavité inférieure du cœur : le gauche envoie le sang oxygéné dans l’aorte, le droit l’envoie vers les poumons. Un ventricule affaibli entraîne une insuffisance cardiaque avec fatigue et œdèmes.
- Vélo après infarctus
Activité d’endurance douce réglable à l’aide des vitesses ; commencer sur terrain plat 15 min par jour. Le casque et le cardiofréquencemètre augmentent la sécurité. Augmenter la distance progressivement sous contrôle du rythme cardiaque.
- Volume d’éjection systolique
Quantité de sang éjectée par un ventricule à chaque battement ; en moyenne 70 mL. Associé à la fréquence cardiaque, il détermine le débit cardiaque. Une baisse peut expliquer un essoufflement.
- Volume télé-diastolique
Volume de sang présent dans un ventricule juste avant sa contraction. Trop élevé signe dilatation cardiaque ; trop bas évoque déshydratation ou hypovolémie.
Y
- Yoga et cœur
Pratique combinant postures douces, respiration lente et méditation. Elle réduit stress, tension artérielle et fréquence cardiaque. Deux séances de 30 minutes par semaine suffisent pour ressentir les bénéfices.
