Franck a vécu un infarctus atypique, diagnostiqué tardivement, suivi d’une réadaptation cardiovasculaire exigeante. Aujourd’hui, il partage ouvertement son expérience : les symptômes qu’il n’a pas su reconnaître, les conséquences du retard de prise en charge, la réadaptation physique et psychologique, et surtout son parcours vers une nouvelle vie. À travers son témoignage honnête et inspirant, découvrez qu’il est possible de se reconstruire et de reprendre espoir après un infarctus, malgré les obstacles. Un récit précieux pour tous ceux qui traversent ou accompagnent cette épreuve.
Quelle a été votre réaction à l’annonce de votre infarctus ?
« Le jour où j’ai appris que mon cœur était en train de mourir, c’était un choc. Mon taux de troponine était à plus de 3000, alors qu’il ne devrait pas dépasser 34. Mais on m’a renvoyé chez moi plusieurs fois avant de reconnaître l’infarctus. Une fois la réalité en face, je me suis dit que je n’étais pas prêt à abandonner. »
L’infarctus a provoqué une nécrose de la pointe du cœur et d’une partie du ventricule gauche. Franck a frôlé la mort, notamment à cause du retard de diagnostic. Mais c’est surtout la suite, l’après, qui a marqué sa renaissance.
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Comment s’est déroulée votre entrée en réadaptation cardiovasculaire ?
« En sortie d’hôpital, le cardiologue m’a dit : “Il n’y a plus rien à faire, vous êtes handicapé.” Là, mon instinct de survie s’est réveillé. J’ai pris un prospectus à la clinique, identifié tous mes facteurs de risque, et j’ai décidé de tout reprendre en main. »
Franck s’engage alors dans une démarche proactive. Il consulte une diététicienne pour son cholestérol et son diabète, une tabacologue pour arrêter la cigarette, et une psychologue pour son stress. Il se construit une équipe autour de lui, ce qu’il appelle aujourd’hui son “Hall of Fame”.
Quel rôle a joué l’activité physique dans votre rééducation ?
« J’ai repris doucement. Ma première marche faisait 500 mètres. J’étais paniqué à l’idée de faire un malaise. J’ai testé la musculation, mais je me sentais trop seul. Puis j’ai découvert le yoga… et là, j’ai accroché. »
La réadaptation cardiovasculaire repose sur une activité physique adaptée, encadrée, progressive. Comme le recommandent les guidelines de la Société Européenne de Cardiologie, cette phase est essentielle pour réduire les risques de récidive.
🧘♂️ « Le yoga, je le pratique deux à trois fois par semaine depuis un an et demi. J’ai trouvé des encadrants bienveillants. Ça m’a aidé à reconstruire mon corps, et surtout mon mental. »
Comment s’est passée votre expérience en centre de rééducation cardiaque ?
« On est entre pairs. On se soutient, on échange. Certains sont positifs, d'autres en colère, mais chacun vit ça à sa manière. Moi, je voulais m’en sortir. »
L’ambiance en rééducation a permis à Franck de se sentir entouré. Il souligne l’importance du personnel soignant :
« Les soignants sont extraordinaires. Ils m’ont poussé avec bienveillance. Une infirmière en réa m’a dit à ma sortie : “On est d’accord, on ne se revoit plus jamais ici.” Et je lui ai promis. »
Quels conseils donneriez-vous à quelqu’un qui commence sa réadaptation cardiovasculaire ?
« Faites confiance aux équipes. Ne trichez pas sur les efforts. Lors de la première épreuve d’effort, j’ai simulé un effort moindre. À la seconde, j’ai tout donné et j’ai vu la différence. »
La réadaptation cardiaque s’adapte au niveau de chaque patient. Mais pour être efficace, elle demande honnêteté et engagement.
« Après ça, ils ont adapté mon programme. J’ai pédalé, j’ai transpiré, j’ai souffert, mais je suis sorti de là en meilleur état que jamais. »
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En quoi ce parcours a-t-il changé votre vie ?
« J’ai perdu 52 kilos. Je suis passé de la taille 58 à 42. J’ai arrêté de fumer. J’ai appris à me recentrer. Je ne veux plus porter la misère du monde sur mes épaules. Je me protège. »
Au-delà de l’aspect physique, Franck évoque une transformation mentale. Il ose dire non. Il prend soin de lui. Il voit les effets sur sa vie personnelle, même si certains changements ont été douloureux.
Quel est votre message pour les patients ou proches qui vivent la même épreuve ?
« L’envie de vivre, c’est ça qui vous sauve. Il n’est jamais trop tard pour changer. Si moi, avec mes 140 kilos et mon mode de vie destructeur, j’ai pu le faire, tout le monde peut le faire. »
⚠️ Selon la Haute Autorité de Santé (HAS), elle réduit de 30 % le risque de récidive. Elle est généralement proposée en centre, puis poursuivie à domicile avec un suivi adapté.
Une renaissance possible grâce à la réadaptation
Le parcours de Franck montre que la réadaptation cardiovasculaire ne se limite pas à l’effort physique : c’est une transformation globale. Grâce à sa détermination, au soutien des soignants, et à une prise en charge proactive, il a repris le contrôle de sa santé.
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