Eveline a vécu deux infarctus, une opération à cœur ouvert et une réadaptation exigeante. Aujourd’hui, elle partage avec courage et générosité chaque étape de son parcours : les symptômes invisibles, le choc du diagnostic, la rééducation, les rechutes… et surtout, l’après.
À travers ses mots, découvrez qu’il est possible de reprendre sa vie en main après un infarctus. Un témoignage précieux, humain, inspirant — pour tous ceux qui traversent ou accompagnent cette épreuve.
Comment s’est passée votre prise en charge après l’appel au SAMU ?
J’ai été médicalisée sur place par les pompiers et le SAMU. J’étais déjà très fatiguée, j’avais juste envie de dormir. Un pompier adorable m’a tenu la main jusqu’au CHU et m’a obligée à lui parler pour ne pas sombrer. Je ne réalisais pas ce qui se passait. C’est quand j’ai vu mon fils pleurer que j’ai compris que la situation était grave.
Arrivée aux urgences, les médecins ont fait une coronarographie. J’ai vu tout de suite que c’était compliqué : l’un d’eux montrait à l’autre les zones bouchées. Puis il a éteint les écrans et m’a dit : “Madame, c’est très compliqué. On ne peut pas poser de stents, ça ne tient pas. Il faut appeler l’équipe de chirurgie cardiaque.”
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Quelle a été votre réaction à l’annonce d’une chirurgie cardiaque en urgence ?
J’ai paniqué. Pour moi, la référence c’était Lyon ou Dijon. Je leur ai dit “vous ne m’opérez pas ici”. Le médecin m’a regardée et m’a dit très calmement : “Madame, vous n’avez pas compris. C’est maintenant, tout de suite.”
L’anesthésiste est arrivé très vite. Je lui ai demandé si j’allais m’en sortir. Elle m’a répondu : “C’est une chirurgie à haut risque. Vos artères sont bouchées un peu partout. Je ne peux pas vous répondre.”
Et là, tout le monde pleurait. Ma fille me tenait la main. J’ai juste eu le temps, entre les urgences et le bloc, de lui dire ce qu’il fallait faire si je ne revenais pas. C’était la première fois qu’on parlait de ma mort. J’ai été emmenée en salle d’opération juste après.
Que s’est-il passé pendant l’opération ?
L’intervention a duré 10 heures 30. Le chirurgien m’a posé sept pontages coronariens. Il m’a confié après qu’il n’en avait jamais fait autant. C’est un “vieux de la vieille” qui partait à la retraite, et même lui n’avait jamais vu ça.
J’ai été mise sous circulation extracorporelle pendant 135 minutes. Mon cœur a été arrêté plus de deux heures. Psychologiquement, c’est très dur à encaisser. On vous explique que vous avez été “branchée” sur une machine, que votre cœur était à l’arrêt. J’ai eu besoin de temps pour accepter ça.
Comment avez-vous vécu les jours qui ont suivi l’opération ?
Très difficilement. J’ai été transfusée au bout de trois jours parce que je ne remontais pas la pente. Je n’avais plus aucune énergie. J’étais à plat, physiquement comme moralement. La chirurgie cardiaque, ce n’est pas qu’un acte technique, c’est une épreuve humaine.
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Une opération qui sauve la vie, mais bouleverse profondément
L’histoire d’Eveline nous rappelle que l’infarctus n’est pas toujours une urgence simple à résoudre par des stents. Lorsque les lésions sont multiples ou complexes, la chirurgie est la seule issue. Ce témoignage met en lumière la brutalité du diagnostic, l’importance du soutien familial, et la résilience nécessaire pour affronter une telle épreuve.
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