Les rôles clés du sommeil pour votre cœur
Régulation hormonale
Pendant la nuit, l’organisme équilibre la sécrétion de plusieurs hormones essentielles :
• Cortisol : réduit en fin de soirée, il diminue la tension et prépare au repos.
• Rénine et aldostérone : régulent la pression artérielle et préviennent l’hypertension.
Un sommeil de qualité évite la surproduction de cortisol, souvent liée au stress, qui fragilise le cœur.
Réparation tissulaire et récupération
Lors du sommeil profond, le corps répare les tissus, restaure l’énergie et réduit l’inflammation. Ce processus est essentiel après un infarctus ou en cas d’hypertension chronique.
Rythme circadien
Le cycle veille–sommeil aide à stabiliser le rythme cardiaque et la tension artérielle tout au long de la journée. Les décalages répétés perturbent ce rythme et augmentent le risque cardiovasculaire.
Les principaux troubles du sommeil qui fragilisent le cœur
1. L’apnée du sommeil (SAOS)
Ce trouble se traduit par des pauses respiratoires nocturnes. Conséquences :
• baisse du taux d’oxygène
• hausse de la tension artérielle
• risque accru d’arythmies, de maladie coronaire et d’insuffisance cardiaque
2. L’insomnie et le sommeil perturbé
Une insomnie chronique entraîne :
• dérèglement du rythme circadien
• inflammation persistante
• tension artérielle constamment élevée
3. Le « social jetlag » et le déficit chronique
Décaler ses horaires entre semaine et week-end provoque :
• résistance à l’insuline
• prise de poids
• hypertension et inflammation chronique
Symptômes à surveiller
Consultez un médecin si vous présentez :
• fatigue persistante, somnolence diurne
• ronflements forts avec pauses respiratoires
• réveils nocturnes fréquents
• palpitations matinales
• sensation de fatigue malgré un sommeil de 7–8 h.
Un bilan médical (cardiologue, pneumologue ou spécialiste du sommeil) est alors conseillé.
👉 À lire aussi : Habitudes pour mieux dormir et protéger votre cœur
Après un infarctus : le sommeil comme allié de la réadaptation
Après un infarctus du myocarde, le sommeil joue un rôle aussi important que l’alimentation équilibrée, l’activité physique adaptée ou la prise des traitements prescrits. On le néglige souvent, mais il constitue en réalité un véritable pilier de la réadaptation cardiaque.
Réduction du stress physiologique
Un sommeil réparateur limite la sécrétion de cortisol et d’adrénaline, hormones du stress qui sollicitent fortement le cœur. Une bonne nuit de sommeil permet au système nerveux parasympathique — celui qui favorise le repos — de prendre le relais, abaissant la fréquence cardiaque et la tension.
Amélioration de la récupération
Pendant la phase de sommeil profond, le corps active ses mécanismes de réparation tissulaire :
• cicatrisation des tissus cardiaques endommagés
• diminution de l’inflammation systémique
• restauration des réserves d’énergie
Chez un patient cardiaque, ces processus favorisent une meilleure réponse aux traitements (bêtabloquants, antiagrégants, statines) et améliorent la tolérance à l’effort lors de la réadaptation physique.
Prévention des complications et des récidives
Les troubles du sommeil non pris en charge augmentent le risque d’arythmies, d’hypertension persistante et de récidive d’infarctus. À l’inverse, maintenir une hygiène du sommeil adaptée permet de stabiliser la fréquence cardiaque, d’éviter les pics de tension et de réduire la charge de travail du myocarde.
Impact psychologique et qualité de vie
Après un événement cardiaque, de nombreux patients souffrent d’anxiété, de peur de la récidive ou de dépression. Un sommeil régulier améliore l’humeur, réduit l’irritabilité et aide à retrouver confiance dans son corps. Cela favorise l’adhésion au programme de réadaptation cardiaque et un meilleur retour à une vie normale.
Conseils pratiques pour les patients en convalescence
• Respecter des horaires de coucher réguliers pour soutenir la récupération.
• Limiter les siestes longues, qui peuvent perturber le sommeil nocturne.
• Pratiquer des exercices de relaxation (respiration profonde, cohérence cardiaque) avant le coucher.
• En cas de ronflements ou de pauses respiratoires suspectées, demander un dépistage de l’apnée du sommeil.
En résumé, bien dormir après un infarctus n’est pas un luxe : c’est un traitement naturel et indispensable, complémentaire aux médicaments et à la réadaptation cardiaque.
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Un sommeil réparateur aide à la récupération
Le sommeil et le cœur sont intimement liés. Un sommeil réparateur aide à réguler les hormones, réduire l’inflammation, protéger la tension artérielle et soutenir la récupération après un infarctus. Si vous souffrez de symptômes persistants, parlez-en à un professionnel de santé.
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