Eveline a vécu deux infarctus, une opération à cœur ouvert et une réadaptation exigeante. Aujourd’hui, elle partage avec courage et générosité chaque étape de son parcours : les symptômes invisibles, le choc du diagnostic, la rééducation, les rechutes… et surtout, l’après.
À travers ses mots, découvrez qu’il est possible de reprendre sa vie en main après un infarctus. Un témoignage précieux, humain, inspirant — pour tous ceux qui traversent ou accompagnent cette épreuve.
Eveline, à quel moment avez-vous senti que le plus dur n’était plus forcément physique, mais psychologique ?
Quand je suis sortie de réadaptation cardiovasculaire, physiquement, j’allais beaucoup mieux. Ma cicatrice était refermée, je marchais droit, je reprenais confiance. C’était entre avril et juin. Mais vers le mois d’août, cinq mois après l’infarctus, c’est le moral qui a lâché. Tout d’un coup, la peur m’a rattrapée.
Je me suis surprise à penser à la mort, à m’imaginer dans un cercueil. Des choses terribles, vraiment. Je réalisais, avec du recul, à quel point j’étais passée près de la fin. Jusque-là, j’étais concentrée sur le fait de « tenir debout », de m’accrocher au physique. Mais dès que ce volet s’est amélioré, le mental, lui, s’est effondré.
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Comment avez-vous réagi face à cette souffrance invisible ?
J’ai consulté mon généraliste. Elle m’a proposé des antidépresseurs, mais j’en prenais déjà beaucoup côté cardiaque… ça ne me tentait pas. Alors j’ai opté pour une psychologue. J’ai fait plusieurs séances, pendant 3 ou 4 mois. Cette psy a mis des mots sur mes maux. Elle m’a aidée à comprendre que mes pensées noires étaient une réaction normale à un traumatisme.
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Est-ce que vous diriez que l’anxiété post-infarctus est fréquente ?
À mon avis, elle touche presque tous les patients. Le problème, c’est qu’on n’en parle pas. Quand le cœur va mieux, l’entourage pense que tout va bien. Mais intérieurement, c’est autre chose. J’ai pleuré toutes les larmes de mon corps pendant ma rééducation, dans une petite chapelle du centre. Je n’étais jamais seule. D’autres patients pleuraient aussi. C’était comme un besoin collectif de lâcher prise.
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Qu’est-ce qui vous a permis de retrouver une forme de sérénité ?
Le suivi psy m’a énormément aidée. Et puis j’ai pris conscience d’une chose : j’ai eu de la chance. Beaucoup ne survivent pas à leur premier infarctus. Moi, j’ai eu une seconde chance. Alors j’ai décidé de faire du tri dans ma vie. J’ai coupé les liens toxiques, j’ai réduit mon cercle. Je vis plus simplement, au jour le jour.
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Quel message souhaitez-vous faire passer aux autres patients ?
Il ne faut pas rester seul. Il faut parler. Que ce soit à un psy, à son médecin ou à d’autres patients. Moi, j’ai créé un groupe Facebook, « Infarctus : la vie continue », parce que je ne pouvais pas tout dire à mes proches. Je voulais protéger mes enfants, mon compagnon. Mais il fallait que je parle. Aujourd’hui, ce groupe, c’est ma thérapie.
Conclusion : La vie continue, mais elle demande du soutien
La guérison après un infarctus ne se joue pas uniquement dans les muscles du cœur. Elle se joue aussi dans la tête, dans l’acceptation du traumatisme, dans le besoin de compréhension. Le parcours d’Eveline nous rappelle qu’un bon suivi psychologique n’est pas un luxe, mais une nécessité. L’anxiété post-infarctus est réelle. Et elle peut se soigner.
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