Eveline a vécu deux infarctus, une opération à cœur ouvert et une réadaptation exigeante. Aujourd’hui, elle partage avec courage et générosité chaque étape de son parcours : les symptômes invisibles, le choc du diagnostic, la rééducation, les rechutes… et surtout, l’après.
À travers ses mots, découvrez qu’il est possible de reprendre sa vie en main après un infarctus. Un témoignage précieux, humain, inspirant — pour tous ceux qui traversent ou accompagnent cette épreuve.
Comment as-tu découvert que l’activité physique avait un impact direct sur ton cœur ?
Après mon second épisode cardiovasculaire, j’ai revu les clichés de mes coronarographies de 2018 et de 2022 avec mon cardiologue. En 2018, on voyait une toute petite artère, bouchée à 95 %, isolée au milieu de mon cœur. En 2022, surprise : autour de cette même artère, il y avait un réseau complet de petites veines qui n'existaient pas avant. Le cardio m’a dit : “C’est ça, l’effet du sport que vous faites tous les jours. Ce réseau secondaire pourrait bien vous sauver la vie un jour.”
C’était un choc… mais un bon. La preuve vivante que le sport, ce n’est pas juste “bon pour la santé”, c’est vital après un infarctus. Ça m’a reboostée. Je suis passée de trois séances de gym par semaine à six jours sur sept. Je mets les bouchées doubles.
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Peux-tu expliquer ce que sont ces “réseaux secondaires” et pourquoi c’est important ?
Ce que j’ai appris, c’est que quand une artère se bouche, le corps peut, à force d’effort régulier, créer des vaisseaux secondaires pour contourner l’obstruction. On parle de vascularisation collatérale. C’est un mécanisme naturel d’adaptation, mais il faut le stimuler : par l’effort, le mouvement, l’endurance.
Sans ce réseau secondaire, si un autre pontage ou stent venait à se boucher, les conséquences pourraient être beaucoup plus graves. Là, mon cœur a une sorte de “plan B”. Ce réseau-là, c’est littéralement un filet de sécurité que le sport a permis de construire.
Qu’est-ce qui te motive à continuer à faire du sport tous les jours, même après deux infarctus ?
J’ai une règle simple : je ne lâche rien. Je fais du sport même quand je n’en ai pas envie. Parce que je sais pourquoi je le fais. C’est pas une question d’apparence ou de régime. C’est une question de vie ou de mort.
Et puis mon cardiologue a été très clair : “Vu vos antécédents et l’état de vos artères, on se reverra sûrement.” C’est dur à entendre, mais ça m’a fait comprendre qu’il faut continuer à se battre. Je connais les signes, j’ai ma trinitrine sur moi, je sais comment réagir. Mais surtout, je sais que bouger tous les jours peut me protéger d’un troisième infarctus.
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Est-ce que tu aurais un conseil pour quelqu’un qui a peur de se remettre au sport après un infarctus ?
Oui : ne restez pas seul, et ne restez pas immobile. La peur est normale, mais elle ne doit pas vous empêcher d’avancer. La réadaptation cardiaque m’a aidée à retrouver confiance. On commence doucement. Un pas après l’autre. Ce n’est pas une compétition, c’est une reconquête.
Et surtout, soyez accompagné. Il y a des professionnels, des kinés, des coachs formés à l’activité physique adaptée. Il ne s’agit pas de courir un marathon, mais de marcher, pédaler, bouger votre corps. Vous verrez que très vite, vous en ressentirez les bienfaits physiques… et psychologiques.
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💡 Que dit la science sur le sport après un infarctus ?
Les recommandations de la Haute Autorité de Santé et de la Société Européenne de Cardiologie sont claires : la reprise de l’activité physique est un pilier fondamental du traitement après un infarctus du myocarde. Elle permet :
⚠️ d’améliorer la tolérance à l’effort
⚠️ de réduire la mortalité cardiovasculaire
⚠️ de limiter le risque de récidive
⚠️ de stimuler la création de réseaux vasculaires secondaires (vascularisation collatérale),
⚠️ d’améliorer la qualité de vie et la santé mentale.
En résumé : Le sport, c’est la clé pour un cœur plus fort
L’histoire d’Eveline est celle d’une résilience, mais aussi d’un engagement au quotidien. Grâce à l’activité physique, son cœur a trouvé une deuxième chance, un nouveau souffle. La vascularisation secondaire qu’elle a développée est un véritable rempart face aux futurs risques. Son message est clair : ne rien lâcher, même après un infarctus.
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